Wagner à l'italienne: notes sur la traduction de l'Anneau du Nibelung

La langue du mélodrame italien, jusqu‟à Aida (1871), est caractérisée par ce que le compositeur Luigi Dallapiccola appelait "surréalisme", c‟est à dire l‟absence de vraisemblance et le refus de la réalité ; il s‟agit en plus d‟une langue très codifiée et répétitive : les situations dramati...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: Gatta, Francesca
Tipo de recurso: artículo
Fecha de publicación:2011
País:España
Institución:Universitat Autònoma de Barcelona
Repositorio:Dipòsit Digital de Documents de la UAB
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ddd.uab.cat:72277
Acceso en línea:https://ddd.uab.cat/record/72277
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Wagner - Der Ring des Nibelungen - Traduction italienne
Opéra italienne et traduction
Langue de l'opéra italienne
Angelo Zanardini
Richard Wagner
Wagner - Der Ring des Nibelungen - italian translation Italian opera and translation
Language of italian opera Angelo Zanardini
Descripción
Sumario:La langue du mélodrame italien, jusqu‟à Aida (1871), est caractérisée par ce que le compositeur Luigi Dallapiccola appelait "surréalisme", c‟est à dire l‟absence de vraisemblance et le refus de la réalité ; il s‟agit en plus d‟une langue très codifiée et répétitive : les situations dramatiques des librettos sont souvent récurrents et cela facilite le passage des images, des locutions, des vers d‟un libretto à l‟autre. Les traductions des drames wagnériens confirment la force de cette langue. Les résultats sont différentes : si la version italienne de Lohengrin e Tannhäuser italianise les deux opéras, dans le sens où le modèle de la langue du mélodrame italien s'impose et les transforme en opéras italiens, dans le cas de l'Anneau le tentative de conduire la matière wagnérienne dans la tradition italienne échoue car les nouveautés dramatiques de l'Anneau ne se prêtent pas à être exprimées par une langue abstraite et très codifiée. La version italienne reste à mi-chemin entre l'allemand et l'italien : on reconnaît les traits de la langue du mélodrame, mais on ne retrouve pas ce qu'elle exprime.