Afficher un pouvoir négocié. L’héraldique nobiliaire dans une cité du domaine royal. Le cas des Velasco à Burgos au milieu du XVe siècle

Les Velasco furent une des familles nobles les plus puissantes de Castille au bas Moyen-Âge. Leur seigneurie s’étendait dans le nord du royaume, zone au sein de laquelle se détache la ville de Burgos, cité marchande de premier ordre. Au milieu du XVe siècle, Pedro Fernández de Velasco et son épouse,...

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Detalhes bibliográficos
Autores: Montero Málaga, Alicia Inés, Elena Paulino Montero
Tipo de documento: capítulo de livro
Data de publicação:2026
País:España
Recursos:Universidad Autónoma de Madrid
Repositório:Biblos-e Archivo. Repositorio Institucional de la UAM
Idioma:francês
OAI Identifier:oai:repositorio.uam.es:10486/749060
Acesso em linha:https://hdl.handle.net/10486/749060
Access Level:Acesso embargado
Palavra-chave:familles nobles
domaine royal
Pedro Fernández de Velasco
Burgos
Historia
Descrição
Resumo:Les Velasco furent une des familles nobles les plus puissantes de Castille au bas Moyen-Âge. Leur seigneurie s’étendait dans le nord du royaume, zone au sein de laquelle se détache la ville de Burgos, cité marchande de premier ordre. Au milieu du XVe siècle, Pedro Fernández de Velasco et son épouse, Mencía de Mendoza, y construisent un palais et une chapelle funéraire, de nouveaux édifices sur lesquels ils déploient leurs armoiries. L’historiographie traditionnelle ne voyait dans l’héraldique de ces édifices qu’une initiative familiale, moyen d’exalter le lignage, ignorant le fait qu’en réalité l’exposition de ces décors résultait d’autres processus plus complexes et plus subtils, tels que les négociations de pouvoir entre le groupe nobiliaire et les échevins. À travers cet article nous proposons d’analyser les constructions réalisées par les Velasco à Burgos, en examinant dans un premier temps ce qu’elles impliquèrent en termes de négociations avec les pouvoirs publics. Nous examinerons ensuite les armes qui apparaissent – ou qui n’apparaissent pas – sur ces ouvrages. Jusqu’à quel point les armoiries sontelles l’expression d’une volonté d’exaltation familiale? Quels rôles ont joué les devises dans ces discours? Que nous apprend la confrontation des sources historiques urbaines et familiales avec les sources artistiques sur le processus de négociation entre cité et lignage? Comment cette négociation devient-elle visible dans la topographie urbaine et quel fut, en cela, le rôle de l’héraldique?